Affirmation de soi

citation article Faire preuve d’une trop grande estime de soi est l’une des erreurs fondamentales qu’un dirigeant a l’habitude de commettre, révèle une étude américaine menée parmi un large échantillon de la population active du pays. Les conclusions de cette recherche, publiées début février 2007 dans le Journal of Personality and Social Psychology, indiquent que “les dirigeants voulant réussir dans leur mode de management doivent avoir un niveau de confiance en soi bien dosé”, c’est-à-dire suffisant mais sans excès. A contrario, un bas niveau d’affirmation de soi a été identifié comme étant source de problèmes. Au demeurant, le directeur de l’étude, le Pr Daniel Ames, de la Columbia Business School, rapporte que pour les personnes interrogées “l’excès tout autant que le manque d’affirmation de soi est la caractéristique la plus communément mentionnée, qui apparaît comme la plus grande faiblesse de leurs dirigeants”. (…)

Le Pr Ames affirme que la plupart des dirigeants “ne sont absolument pas conscients qu’ils font montre d’une affirmation de soi excessive”. Une méconnaissance qui est aggravée par le fait que personne dans leur environnement professionnel ne peut se permettre objectivement ce type de feed-back. En effet, “qui pourrait dire à un patron surchargé qu’il (ou elle) est à côté de la plaque ?”

Source : Elisabeth Berthou - Courrier International - 27 février 2007

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Mauvais chefs : toujours promus, jamais punis

citation article New York (Reuters) - L’une des façons de progresser dans la hiérarchie d’une entreprise semble être de mener la vie dure à ses subordonnés, conclut une étude publiée vendredi. Près des deux-tiers des 240 personnes interrogées pour cette étude en ligne ont déclaré que la personne la plus tyrannique sur leur lieu de travail n’était jamais blâmée ou, pire, avait été promue pour son sens de l’autorité. “Le fait que 64,2% des sondés répondent qu’un mauvais chef n’est pas sanctionné ou plutôt récompensé est plutôt remarquable, remarquablement inquiétant”, écrivent les auteurs de l’étude, Anthony Don Erickson, Ben Shaw et Zha Agabe de la Bond University en Australie. Malgré leur réussite professionnelle, des supérieurs agressifs peuvent être à l’origine de troubles sérieux chez leurs subordonnés, suggère l’étude, qui cite les cauchemars, l’insomnie, la dépression et l’épuisement comme les principaux symptômes.

Les auteurs de l’étude préconisent une intervention immédiate des patrons pour empêcher les plus autoritaires de grimper les échelons. “Comme pour le cancer, la meilleur alternative à la prévention est le dépistage précoce”, écrivent-ils. Ils pointent du doigt les hauts responsables qui ne se seraient pas rendu compte des conflits créés par un mauvais supérieur. “Les responsables autour d’eux qui n’ont pas réagi, qui ont récompensé et offert une promotion aux mauvais chefs, représentent un problème supplémentaire”. L’étude sera présentée ce week-end à Philadelphie lors de l’assemblée annuelle de l’Academy of Management, une association qui compte environ 17.000 membres.

Par Rachel Breitman Reuters - Yahoo News - Vendredi 3 août 2007

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