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	<title>Commentaires sur : Se débarrasser des vieux et mauvais souvenirs ?</title>
	<link>http://www.homosum.net/2007/08/17/se-debarrasser-des-vieux-et-mauvais-souvenirs/</link>
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	<pubDate>Thu, 29 Jul 2010 13:40:20 +0000</pubDate>
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		<title>Par : LittleBoy</title>
		<link>http://www.homosum.net/2007/08/17/se-debarrasser-des-vieux-et-mauvais-souvenirs/#comment-4</link>
		<author>LittleBoy</author>
		<pubDate>Mon, 27 Aug 2007 15:42:29 +0000</pubDate>
		<guid>http://www.homosum.net/2007/08/17/se-debarrasser-des-vieux-et-mauvais-souvenirs/#comment-4</guid>
		<description>Sur le sujet, extrait d'une intéressante interview de Valerie Doyère, neuroscientifique, dans le magazine Sciences Humaines : &lt;a href="http://www.scienceshumaines.com/peut-on-effacer-nos-souvenirs-traumatiques-_fr_21030.html" rel="nofollow"&gt;Peut-on effacer nos souvenirs traumatiques ?&lt;/a&gt;

&lt;strong&gt;Vous avez réussi à supprimer sélectivement un conditionnement chez des rats. Comment ?&lt;/strong&gt;

Nous avons commencé par conditionner les rats à deux sons différents : au cours de la séance, chaque son était associé à un choc électrique. Une fois conditionné, le rat a peur dès qu'il entend l'un ou l'autre son. On sait que c'est l'amygdale qui est le site-clé de cet apprentissage. 24 heures plus tard, nous avons injecté dans l'amygdale des rats une drogue connue pour provoquer des amnésies (elle empêche la plasticité nerveuse), avant de faire une séance de réactivation où l'on rejoue un seul des deux sons. Le lendemain, lors d'une séance test, nous avons observé que les rats n'avaient plus peur du son réactivé. En revanche, leur peur de l'autre son était restée intacte.

&lt;strong&gt;Quelles sont les implications que l'on peut tirer de ce résultat ?&lt;/strong&gt;

Il va dans le sens des théories de la reconsolidation. Longtemps, on a cru qu'un apprentissage durablement "inscrit" dans le cerveau l'est pour toujours : c'est la consolidation. À l'inverse, l'idée de la reconsolidation est que lorsque l'apprentissage est réactivé, il redevient labile. Quand en 2000 Karim Nader, Glenn Schafe et Joseph LeDoux ont montré qu'on pouvait déconditionner des rats, une question restait en suspens : avait-on vraiment effacé la première trace, ou en avait-on rajouté une deuxième ? Pour le savoir, nous avons enregistré l'activité des neurones dans l'amygdale, ce qui nous a permis d'observer deux choses : d'abord, la trace du son rejoué était réactivée et subissait un retraitement au niveau cellulaire (nouvelle plasticité). Deuxièmement, le lendemain, sous l'effet de la drogue, elle était très nettement affaiblie. &lt;strong&gt;C'est la première démonstration qu'un souvenir est modifiable, et même effaçable, au niveau cellulaire&lt;/strong&gt;. Et ce indépendamment d'un apprentissage très similaire (l'autre son).</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Sur le sujet, extrait d&#8217;une intéressante interview de Valerie Doyère, neuroscientifique, dans le magazine Sciences Humaines : <a href="http://www.scienceshumaines.com/peut-on-effacer-nos-souvenirs-traumatiques-_fr_21030.html" rel="nofollow">Peut-on effacer nos souvenirs traumatiques ?</a></p>
<p><strong>Vous avez réussi à supprimer sélectivement un conditionnement chez des rats. Comment ?</strong></p>
<p>Nous avons commencé par conditionner les rats à deux sons différents : au cours de la séance, chaque son était associé à un choc électrique. Une fois conditionné, le rat a peur dès qu&#8217;il entend l&#8217;un ou l&#8217;autre son. On sait que c&#8217;est l&#8217;amygdale qui est le site-clé de cet apprentissage. 24 heures plus tard, nous avons injecté dans l&#8217;amygdale des rats une drogue connue pour provoquer des amnésies (elle empêche la plasticité nerveuse), avant de faire une séance de réactivation où l&#8217;on rejoue un seul des deux sons. Le lendemain, lors d&#8217;une séance test, nous avons observé que les rats n&#8217;avaient plus peur du son réactivé. En revanche, leur peur de l&#8217;autre son était restée intacte.</p>
<p><strong>Quelles sont les implications que l&#8217;on peut tirer de ce résultat ?</strong></p>
<p>Il va dans le sens des théories de la reconsolidation. Longtemps, on a cru qu&#8217;un apprentissage durablement &#8220;inscrit&#8221; dans le cerveau l&#8217;est pour toujours : c&#8217;est la consolidation. À l&#8217;inverse, l&#8217;idée de la reconsolidation est que lorsque l&#8217;apprentissage est réactivé, il redevient labile. Quand en 2000 Karim Nader, Glenn Schafe et Joseph LeDoux ont montré qu&#8217;on pouvait déconditionner des rats, une question restait en suspens : avait-on vraiment effacé la première trace, ou en avait-on rajouté une deuxième ? Pour le savoir, nous avons enregistré l&#8217;activité des neurones dans l&#8217;amygdale, ce qui nous a permis d&#8217;observer deux choses : d&#8217;abord, la trace du son rejoué était réactivée et subissait un retraitement au niveau cellulaire (nouvelle plasticité). Deuxièmement, le lendemain, sous l&#8217;effet de la drogue, elle était très nettement affaiblie. <strong>C&#8217;est la première démonstration qu&#8217;un souvenir est modifiable, et même effaçable, au niveau cellulaire</strong>. Et ce indépendamment d&#8217;un apprentissage très similaire (l&#8217;autre son).</p>
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